Solidarité avec les intermittents

Depuis le 17 mars, le cœur battant du spectacle vivant et dqe l’audiovisuel est à l’arrêt. Privés de travail, de nombreux intermittents n’ont pu réunir les conditions pour maintenir leur statut, subissent des périodes de carence ou ne sont pas concernés par le chômage technique faute d’employeur. Pour eux depuis un mois et demi, l’aggravation de la précarité n’est plus un spectre mais une réalité.

Si le gouvernement a gelé au 17 mars les délais pour réunir le nombre d’heures nécessaires à l’acquisition des droits jusqu’au terme de l’application des mesures restrictives d’activité dans la Culture, les perspectives de retrouver une activité professionnelle normale dépassent l’horizon de la fin du mois où les créances continuent de s’accumuler. Recharger ses droits en travaillant ou dépasser les délais de carence supérieurs à ceux de droit commun n’est pratiquement plus possible en période de crise sanitaire.

Le résultat est sans appel. Artistes, techniciens, organisateurs de concerts ou de festivals, régisseurs et administrateurs des lieux culturels, … etc, ont pour toute réponse du gouvernement un décret reportant la date anniversaire au 31 mai pour les intermittents dont le recalcul des droits s’opère durant le confinement et l’application du chômage partiel pour les seuls détenteurs d’un contrat signé ou une promesse d’embauche formelle. Pour les autres, la très grande majorité : rien !

Les dispositions de l’accord de mai 2016, du fait des modes de calcul des allocations journalières et des durées d’indemnisation enferment les travailleurs de la Culture en période de carence à rallonge puisque toute franchise non appliquée se cumule à celle du mois suivant et ainsi de suite jusqu’à 200 jours contre 150 dans le régime général.

L’étranglement des professionnels du spectacle ne s’arrête pas là car des indus sont réclamés à des allocataires ne percevant plus aucune prestation !

Afin d’accompagner ces professionnels dans les conséquences du confinement qui sinistrent leur secteur d’activité, il faut revendiquer :

  • Le gel des franchises et de leur application ainsi que l’annulation de leur report jusqu’à la reprise totale de l’activité culturelle ;
  • L’instauration d’une « année blanche » en reportant systématiquement de 12 mois les dates anniversaires à partir du redémarrage d’activité au lieu du dernier contrat signé ;
  • La mise en place d’un statut dérogatoire pour les intermittents en congés de maternité et en arrêt-maladie ;

La Culture participe à l’émancipation de chacun•e, au rayonnement et à la richesse de notre pays. Pour nous, ses acteurs ne peuvent décemment être privés un jour de plus de la solidarité nationale.

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